Partenairesanté
Balle anti-stress


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Cécile Côté Cava
Bénévole à la Fondation des maladies du cœur du Québec

Région de la Montérégie

Je vais vous expliquer pourquoi je dis aujourd'hui que la recherche m'a sauvé
la vie trois fois.

Mon histoire débute à l'âge de 20 ans, ma vie de jeune adulte sur le marché
du travail. Je suis engagée par une institution financière du Centre-Ville.
On me demande de me soumettre à un examen médical. Je n'y vois aucun problème puisque je me sens très bien. Le médecin m'apprend que j'ai 
un souffle au coeur. Voilà une annonce assez surprenante pour moi. Alors,
la roue se met en marche: cardiologue, examens divers, chirurgien. À 23 ans,
je me retrouve sur la table d'opération pour une commissurotomie qui est
un agrandissement de la valvule mitrale, valve située dans la partie gauche
du coeur. Malgré ces problèmes de santé, la vie continue, je me suis mariée
et j'ai eu deux enfants.

Douze ans passent, on doit réopérer, la valve s'est calcifiée et cette fois on doit la remplacer. D'un commun accord avec mon chirurgien, nous optons
pour une valve mécanique. Je me retrouve pour la deuxième fois sur la table d'opération; malheureusement la valve mécanique est trop grosse,
le mouvement du disque plein est entravé par la petitesse de mon coeur.
Mon chirurgien se voit obligé d'installer une valve porcine et quand on dit porcine et bien oui! c'est bien la valve d'un petit cochon.

Douze ans s'écoulent encore, on doit opérer pour la troisième fois, les filets
de ma valve porcine se sont déchirés. Grâce à la recherche; on peut maintenant installer une valve mécanique miniaturisée. L'opération se déroule bien. Dans l'attente de mon transfert aux soins intensifs; le coeur flanche;
on doit ouvrir à nouveau et masser le coeur pendant 20 minutes. On devra attendre 24 heures pour savoir si je vais réellement m'en sortir et si je vivrai avec des séquelles. Une longue attente pour mes proches. Avec la grande dextérité et les connaissances à la fine pointe de la technologie
de mon chirurgien; je m'en sors indemne.

Voilà mon histoire, ma vie : je suis une survivante.

Avec l’appui de ma famille, j'ai pu traverser les moments difficiles. Un coeur
en détresse amène plusieurs limitations. Heureusement, après mes opérations, je pouvais reprendre mes activités avec en prime une belle énergie
qui me faisait défaut avant. Aujourd'hui, je profite de la vie au maximum.

Les dons que vous faites sont précieux car on ne sait jamais si un jour
un de nos proches, un ami ou soi-même aura besoin de la recherche
dans le domaine cardiovasculaire ou des services de la Fondation des maladies du cœur du Québec.

Chaque semaine, depuis quelques années maintenant, j’offre un peu
de mon temps en allant faire du bénévolat à la Fondation des maladies
du cœur du Québec
.


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