Johanne Pépin
Personne atteinte de la sclérose en plaques
Région de Montréal
Je mords à pleines dents dans la vie, et ce, malgré la sclérose en plaques!
C’est à l’âge d’à peine 17 ans que mon premier symptôme de sclérose
en plaques s’est manifesté. Alors que je travaillais pour un avocat, des troubles de vision me forcent à prendre un temps d’arrêt et à consulter. Après
une semaine de tests effectués à l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal,
on m’annonce un diagnostic probable de SP, qui sera confirmé plus tard
par mon neurologue, le Dr Pierre Duquette, de l’hôpital Notre-Dame.
Comme à cette époque je ne connaissais pas la maladie, la première question qui me vient à l’esprit de demander au Dr Duquette est : est-ce que la SP est mortelle? Après m’avoir rassurée sur la question, il me propose de participer
à un protocole de recherche sur un nouveau traitement, l’interféron (Betaseron). Ainsi, dès 1989, je recerais le médicament − à ce moment,
je ne savais pas si je recevais un placebo ou le véritable interféron.
Le traitement me fit tellement de bien que, deux ans plus tard, je décidais d’arrêter les injections et me retrouvais en fauteuil roulant en moins
d’une semaine! Force m’est de constater qu’il s’agissait bel et bien du véritable médicament et que j’en avais absolument besoin. J’ai donc décidé de participer à nouveau au même protocole de recherche sur l’interféron. Je vis
très rapidement les bienfaits de ce traitement et recommence à marcher.
Aujourd’hui, quelque 20 ans après avoir reçu mon diagnostic de SP, j’élève seule mon fils de neuf ans, Jérémie, qui me fait bouger! Ma vie avec lui est
très enrichissante et plein de surprises. Lorsque j’en fais trop, mon fils,
très à l’écoute, me dit d’aller me reposer.
Pour m’aider, j’ai pu consulter la documentation gratuite offerte par la Société canadienne de la sclérose en plaques sur des sujets touchant la vie
d’une personne ayant la SP ainsi que ses enfants, de même que le quotidien avec un conjoint. Cette lecture m’a apporté beaucoup et je l’ai trouvée fort utile.
Il faut toujours garder le sourire. « La déprime, c’est la maladie et le rire,
c’est la santé! ». Aujourd’hui, je peux dire « Merci à la vie! »


