Martin Laperle
Comment j’ai fait connaissance avec la sclérose en plaques
Région de Montréal
Avant la sclérose en plaques, j’étais très actif physiquement et j’occupais
un emploi qui me plaisait. L’amour était de la partie et tout roulait comme
sur des roulettes.
Mais voilà que, sans préavis, les choses sont devenues différentes. Une fatigue insidieuse s’est installée et tout s’est enclenché si rapidement que j’étais terrifié : problèmes de vision, engourdissements, pertes d’équilibre, difficultés
à me concentrer. J’ai alors consulté un professionnel de la santé qui m’a dirigé vers une neuro-ophtalmologiste. J’ai passé toute une batterie de tests
et ma situation continuait à se dégrader. Ma vue a tellement baissé que j’ai dû quitter mon travail et j’ai vécu beaucoup de déception, d’incompréhension
et de peur. Ensuite, j’ai rencontré un neurologue à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et une autre série de tests a débuté, puis on m’a annoncé
que j’avais la sclérose en plaques (SP). Je me suis effondré intérieurement
et tout de suite, j’ai vu une image de fauteuil roulant. Heureusement, j’ai rencontré l’infirmière de la clinique qui m’a bien guidé pour la suite
des événements.
Très peu de temps après, ma copine m’a annoncé qu’elle voulait rompre. Étant une personne combative, je me suis relevé et j’ai été rapidement à l’Institut Nazareth et Louis-Braille où l’on m’a envoyé au service d’employabilité
de la Montérégie. Ils m’ont tous donné un bon coup de pouce! J’ai reçu
une formation de neuf mois pour apprendre à utiliser les outils pour pallier
ma déficience visuelle. À la fin du cours, j’ai choisi de faire un stage de sept semaines à la Société canadienne de la sclérose en plaques parce que
je voulais me rapprocher des gens qui ont la maladie. Je suis à l’emploi
de la Société depuis maintenant deux ans.
Ce travail m’a permis de retrouver ma dignité et aussi de m’accomplir professionnellement. J’apprécie côtoyer chaque jour des gens qui ont
tous le même but : améliorer la qualité de vie des personnes ayant la SP
et trouver le remède à cette maladie. Je côtoie beaucoup de personnes atteintes de SP et elles aussi croient en la mission de la Société. Je crois
que le meilleur reste à venir.


