Reine Crosnier
À l’été 2005, je suis fatiguée, mon travail est laborieux, les articulations me font grandement souffrir. Rencontres de spécialistes à plusieurs reprises, nombreux médicaments prescrits et ingurgités, rien n’y fait. Mon mal est toujours là avec ses conséquences : peur, stress, fatigue, colère, etc. Pendant trois années, je survis malgré le mal qui me ronge et qui ronge parfois ma relation de couple…
C’est le 21 janvier 2008 seulement que je peux rencontrer un rhumatologue. Le verdict tombe : je suis atteinte d’une maladie chronique, la polyarthrite rhumatoïde, et j’en suis à un stade avancé. Beaucoup de médicaments à prendre et de nombreuses injections en perspective… Alors, je panique. Je suis désemparée. Ma vie active est terminée…
Mais non! la Société de l’arthrite nous fournit le nom d’une rhumatologue de ma région. Malgré les fréquentes rencontres avec elle, les prises de sang, les nombreux médicaments à prendre, les injections à m’administrer, je réalise que je me porte de mieux en mieux. Le traitement fait effet. Formidable!
Mon mari et moi suivons une session PIPA et nous devenons animateurs. Quelle richesse que ces sessions pour nous deux! J’apprends peu à peu à mieux vivre avec la maladie. Mon conjoint s’adapte lui aussi à cette nouvelle façon de vivre. Le site Web et la documentation de la Société de l’arthrite m’apportent réconfort et sécurité. J’ai moins de mal qu’avant et je compose beaucoup mieux avec la maladie.
J’ai le goût de vivre, j’ai de l’espérance.
Reine Crosnier


